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Publié par Muriel FISCHBACH et Valérie LEROUGE Diététiciennes

Calculer son poids idéal : comment et pourquoi?

« Quel poids dois-je faire ? ». Cette question souvent posée, et à laquelle il est bien difficile de répondre fait appel à de nombreux systèmes de calculs tous bien différents.

Alors, petit tour d’horizon sur ces différents moyens…et à vos calculatrices !

Une des formules les plus anciennes :

La formule de Perrault : Poids idéal en kilos = Taille (en cm) – 100 + (âge en années)/10 X0.9

  • Soit pour un adulte (homme ou femme) de 35 ans mesurant 1.62 m = 162 – 100 + 35X0.9 = 65 kilos

La formule de Lorentz : Taille en cm – 100 – (Taille en cm – 150) /2.5 pour la femme et par 4 pour l’homme

  • Soit pour une femme mesurant 1.62 m = 62 – (12/2.5) = 62 – 4.8 = 57.2 kilos

Plus récemment, l’OMS a adopté l’Indice du statisticien Belge Adolphe Quetelet (1796-1874) sous le nom de Body Mass Index ou BMI ou Indice de Masse Corporelle.

Pour le déterminer l’IMC = Poids (en kilos) /taille (en mètre)2

Le poids est dit idéal pour un résultat compris entre 20 et 25.

On parle de surpoids pour un résultat compris entre 25 et 30, d’obésité pour un résultat supérieur à 30 et d’obésité sévère pour un IMC supérieur à 35.

  • Soit pour un adulte (homme ou femme) mesurant 1.62 m, le poids idéal se situe entre 52.4 kilos et 65.6 kilos.

Alors, quelle importance donner à tous ces modes de calculs ?

Comme vous le remarquez, ces différents calculs ne tiennent compte que de très peu de facteurs :

  • La taille et pour certains : le sexe ou l’âge.

Avoir un IMC élevé signifie être gros ou bien musclé ?

Effectivement, comment demander à un jeune homme de 20 ans, mesurant 1.68 de faire le même poids qu’une femme de 60 ans mesurant elle aussi 1.68 ?

La mesure corporelle peut être très différente, la masse grasse étant plus importante chez la personne plus âgée qui a également moins de masse musculaire.

De plus, cet IMC ne tient pas compte de la localisation de cette masse grasse, celle-ci étant plus délétère lorsqu’elle se situe sur la partie haute du corps avec des risques plus importants de survenue de diabète, d’hypertension artérielle, de d’hypercholestérolémie, de maladies cardio vasculaires.

Réjouissons-nous mesdames, pour les morphologies de type gynoïde, cette graisse localisée sur le bas du corps (cuisses et fesses) serait protectrice !

Alors, à vos calculettes si vous le souhaitez mais sachez que cet IMC représente avant tout un critère approximatif pour comparer des populations entre elles, et suivre notamment les évolutions ! Mais en aucun cas, il ne peut être un outil précis de diagnostic d’un état de santé individuel !

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