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Publié par Muriel FISCHBACH et Valérie LEROUGE Diététiciennes

Le froid est là...je mange quoi?

Un froid digne d’un début décembre nous a tous surpris et les premières raclettes apparaissent déjà sur les tables.

Alors, est-il bien nécessaire de manger plus riche pour se réchauffer ? Quels aliments doit on privilégier et quels sont ceux dont il faut se méfier ? Quelle place pour le petit verre d’alcool ?

Si historiquement les hommes étaient moins bien armés pour lutter contre le froid, il leur fallait se nourrir plus pour faire des réserves dans lesquelles leur organisme pouvait puiser. Mais de nos jours, tout ceci ne se vérifie plus vraiment : nous allons dans nos voitures chauffées, nos appartements sont bien isolés et nous disposons de nouvelles matières textiles qui nous garantissent une chaleur optimale.

Si cependant nous nous retrouvons exposés au froid, notre corps dispose de nombreux mécanismes pour maintenir la température de notre corps constante :

  • Nous nous mettons à frissonner : le frisson qui, en augmentant l’activité musculaire, produit de la chaleur. Parallèlement, les vaisseaux se contractent (vasoconstriction) pour éviter que cette chaleur ne se perde. Les "extrémités" sont souvent plus froides que le reste du corps car le sang est amené de préférence aux organes internes.
  • Le métabolisme s’active pour produire plus d’énergie donc plus de chaleur. La synthèse de l’hormone noradrénaline est stimulée, augmentant l’activité métabolique, et la production de chaleur.
  • L’organisme va chercher à utiliser ses réserves en sucre pour produire plus d’énergie mais nous ne puiserons dans nos réserves de graisses que bien plus tard (après 6 à 8 heures d’exposition prolongée au froid).
  • Inutile donc de se ruer sur la quiche du traiteur ou la tartiflette de belle maman pour faire face aux baisses du thermomètre. Le froid ne doit pas être un prétexte à notre coup de fourchette.

En revanche, nos envies diffèrent en période hivernale.
Nous aspirons plus à des plats consistants et qui mijotent sur le feu. S'il ne faut pas s'en priver, il convient cependant d'ajuster nos menus en conséquence.

  • Faites une place de choix aux soupes qui réchauffent et nous hydratent ; la sensation de soif se fait moins sentir lorsqu’il fait froid et nos apports en eau (1.5l/j) ont tendance à diminuer ; faites une pause tisane ou thé dans la journée et n’oubliez pas qu’une bonne soupe n’a pas besoin de croûtons ou de crème fraîche, juste de bons légumes variés et d’eau !
  • Pour se défendre contre les infections faites optez pour des aliments riches en vitamine C (orange, pamplemousse, kiwi, choux…) et en fer (viandes, abats…). Ne délaissez pas les légumes et fruits crus au profit de purées et compotes moins riches en vitamines c et en fibres.
  • Conservez une consommation modérée de vos graisses en variant vos huiles (colza, olive, tournesol) et prévoyez un plat de poisson gras (thon, sardine, maquereau, saumon de préférence sauvage) une fois par semaine pour sa richesse en acides gras oméga 3 rapidement mobilisables par l’organisme en cas de besoin.

· Attention au « verre de vin qui réchauffe ! » Cette croyance populaire est elle aussi erronée et hélas entretenue. L’alcool a pour effet de dilater les vaisseaux sanguins à la surface du corps. Le sang se rapproche ainsi de votre peau et dépose sur vos joues et votre nez cette rougeur caractéristique des soirées bien arrosées. La dilatation de vos vaisseaux sanguins libère de la chaleur, ce qui vous donne l’impression de vous réchauffer. Toutefois, si votre peau se réchauffe un instant, votre corps perd cette chaleur et se refroidit!

· Pensez à bouger car avec le froid, nous limitons nos sorties et avons tendance à moins nous dépenser.

· Pensez au principe de faire l’oignon : vous couvrir avec plusieurs épaisseurs, seul moyen vraiment efficace pour lutter contre le froid et préserver nos hanches…

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