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Publié par Muriel FISCHBACH et Valérie LEROUGE Diététiciennes

On la retrouve très souvent sur les étiquetages des denrées alimentaires préparées et nous sommes nombreux à redéposer les produits mentionnant sa présence.

Avec une consommation passant de 0.2k/personne/an en 1960 à 2.2 kilo/personne/an en 2010, cette huile de palme a-t-elle sa place dans le cadre d’une alimentation équilibrée ?

 

D’un point de vue nutritionnel, elle se fait remarquer par une richesse en caroténoïdes (précurseurs de la vitamine A), en vitamine E mais aussi en phytostérols.

Du côté des graisses : Composée principalement d’acides gras saturés, certains vont être de très bons producteurs dans le microbiote (notre flore intestinale), d’autres (Acides gras à chaine courte) vont avoir un rôle antiviral et un effet hypocholestérolémiant.

Il n’existe pas de risque de dépôt lipidique avec ces acides gras.

Une catégorie de ces acides gras saturés a un rôle dans la zone solide des membranes de la cellule, ils entrent dans la structure membranaire.

Seule une fraction de ces acides gras dits en C16 (acide palmitique) peuvent être à risque en cas d’excès.

Particulièrement présente dans nos produits préparés (elle représente 1/3 des huiles végétales consommées), l’huile de palme a une production continue tout au long de l’année. Son rendement à l’hectare est très important et c’est une plante pérenne ; sa plantation assure une production sur les 25 années à venir ! de plus, elle ne nécessite que très peu de pesticides.

Si elle participe au maintien des conditions de la population locale, elle est très critiquée car l’expansion de sa plantation participe à la destruction des forêts primaires, mais aussi à l’émission des gaz à effet de serre. On assiste à un déplacement des populations et une exploitation des travailleurs.

 

Consommée en quantité modérée, l’huile de palme ne représente que 2.8% des lipides totaux de notre alimentation. Elle peut donc naturellement trouver sa place dans le cadre d’une alimentation équilibrée, celle-ci devant rester variée (alternez les huiles : colza, olive, tournesol, noix…). Gardez le plaisir de cuisiner car elle se cache principalement dans les produits cuisinés (pizzas, quiches…), les gâteaux du commerce, notre très chère pâte à tartiner, et il n’y a donc aucun risque d’excès si vous n’avez recours à ce type de produits qu’occasionnellement.

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