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15 Mars 2018

Si le bien manger d’un point de vue nutritionnel reste une préoccupation importante, des valeurs idéologiques poussent certains à délaisser la viande, voire tous les produits d’origine animale. On peut distinguer :
Le véganisme : il demande l’exclusion de tout produit d’origine animale (tout comme dans le végétalisme) et adopte un mode de vie respectueux des animaux (habillement, cosmétique, loisirs…). Cela concerne les substances issues de l’élevage, de l’abattage, de la chasse et de la pêche. Il s’apparente au végétalisme.
Le végétarisme se caractérise par le refus de consommer tout produit carné. Il se décline avec le lacto-ovo-végétarisme, acceptant les œufs et les produits laitiers.
Autre tendance : le flexitarisme ou semi-végétarien qui réduit la consommation de viande au profit du poisson et des protéines végétales.
En France, le végétarisme ne représente que 2% de la population mais ce mode alimentaire a le vent en poupe chez le personnes à la recherche d’une alimentation alternative qui préserverait la planète, défendrait la cause animale et protègerait des maladies chroniques dites de « société ».
Si les préoccupations hygiéniques et sanitaires peuvent inciter à adopter un régime végétarien, les études les plus récentes ne relèvent pas de différence entre végétariens et omnivores sur la réduction du risque de mortalité totale.
Les bénéfices du végétarisme sont notables pour la prévalence de maladies chroniques (obésité, diabète de type 2), maladies cardio vasculaires ou certains cancers.
Cependant, l’influence probable de facteurs liés au style de vie empêche d’attribuer tout ce bénéfice au seul mode alimentaire.
Quelles précautions prendre d’un point de vue équilibre nutritionnel ?
Les risques nutritionnels sont limités si l’alimentation est bien menée, mais non nuls et l’on ne peut pas s’improviser végétarien ou végan du jour au lendemain sans une connaissance solide de l’alimentation et du fonctionnement de notre organisme.
Chez les Lacto-ovo-végétariens, la suppression des protéines carnées est compensée en partie par les laitages et les œufs dont les protéines sont de très bonne qualité. Mais afin de couvrir au mieux les besoins nutritionnels en différents acides il est souhaitable de consommer régulièrement des céréales associées à des légumineuses.
Le régime végétalien (ou Vegan) est incompatible avec un équilibre nutritionnel satisfaisant sans complémentation. L’apport en protéines est souvent limite, celui en calcium, fer, iode, vitamine D et en acides gras oméga 3, insuffisant. Le risque de carence en vitamine B12 est majeur, pouvant conduire sur le long terme à une anémie.
Attention donc à ne pas s’improviser Vegan ou végétarien sans une connaissance alimentaire solide au risque de voir apparaitre des déficiences.
Correctement menés et au besoin avec l’aide d’une complémentation, ces modes alimentaires peuvent permettre la correction de certaines erreurs de l’alimentation occidentale car l’alimentation laisse une large place aux fruits et légumes riches en anti-oxydants et à une alimentation souvent à index glycémique faible (peu de produits raffinés, de produits sucrés).